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 Alexander Clarke

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Sentinelle

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Localisation : Dans les ruelles d'Olide.
Emploi occupé : Sentinelle.

MessageSujet: Alexander Clarke   Lun 28 Mai - 9:10


    Sujet: Alexander Clarke.


    Âge : 247 ans.

    Sexe : Masculin.
    Orientation sexuelle : Hétérosexuel.
    Groupe : Sécurité interne.
    Race : Vampire.



__Description Physique :

    Les humains se sont toujours trouvés des anxiétés tout à fait démesurées, ainsi, voient-ils en moi et en ceux de mon espèce la seule équivalence du mal, un mal qu'il faut à tout prix éviter. Sans doute est-ce ici l'amère douceur du baiser des adieux, car je suis souvent là pour amener au décès. Et pourtant, s'il est une physionomie qui peigne à merveille mon naturel, c'est bien la beauté, que je m'en vais vous conter ici. Ah, vous me trouvez le compliment facile, c'est normal, j'ai conscience de plaire. La figure droite, bien que les traits semblent vulgairement découpés au couteau il est rare de me voir ébaucher un sourire, excepté si une femme se trouve dans ma ligne de mire. Oui, j'aime à séduire, il le faut bien en ces temps troublés. Lorsque je n'occupe guère ma fonction de Sentinelle, j'écume les bars et ruelles à la recherche de quelques perles. L'on ne m'en tiendra pas rigueur.

    Nuits d'angoisse déchirante, de défaillance, vous sangloterez peut-être, mortels, en me voyant arriver. Vous distinguerez, malgré l'obscurité prédominante des lieux, un visage étreint par la froideur et la férocité. J'ai la viscosité du sang qui a trop longuement séché, l'odeur de la charogne qui s'est trop amplement décomposée. Oui, ceux qui me voient en ces heures si sombres tentent toujours s'échapper. En vain. Image effrayante que je me plais à dégager, je sais dissuader. De toutes les espèces existant en ce bas monde, l'humaine est la plus déraisonnable qui soit. Observez ! Rien qu'à cette pensée, mon enveloppe toute entière frémit comme un coeur qu'on afflige. Vous courrez sans cesse vers le danger, observez ! C'est votre mort que vous voyez lorsque j'apparais.

    S'il m'était possible de tous vous tuer, je le ferai, mais les ordres sont formels. Votre compagnie est aussi déplaisante à mes yeux que celle d'un chien crevé. Ne vous leurrez pas, je reste maître de vos vies, de vos destins, j'effraie vos enfants, désire et prend vos femmes, décide de votre avenir. C'est là mes pouvoirs. Ah, mais inutile de vous effrayer davantage, j'en reviens à l'essentiel.

    Si je devais continuer à vous donner des points sur mon aspect physique, nul doute que je parlerai de ma grande taille, de ma musculature prononcée et de ma vigueur trop apparente qu'il vous arrive parfois d'envier. Vous ne me regardez d'ailleurs jamais dans les yeux, cela n'est nullement dû au hasard. Il vous arrive parfois de me gagner, le temps d'une nuit seulement, vous endurez alors patiemment mes dédains, ma brutalité, mes mauvais traitements, et puis, la nuit d'après, vous regrettez. Quoi je vous prie ? Que notre entretien se soit si vite terminé. Je ne vous en blâmerai pas, si, dans les grandes lignes, je sers à tuer, je sais aussi servir à combler.

    Me voilà satisfait d'avoir bien pu unifier les éléments jugés les plus fructueux à un bon portrait. Néanmoins, je ne crois pas en avoir tout à fait terminé. Quelle importance ? Malgré mes ambitions plus grandes quant à la recherche d'une nouvelle cohérence sur ce qu'il m'a été donné d'être et de former, je me vois à présent dans l'obligation d'abréger. Là ne prend pas fin ma présentation pourtant, et je suis convaincu que vous saurez encore m'écouter pour ce qu'il me reste à vous dévoiler.



__Description Psychologique :

    Au loin la gloire, les louanges accordées à ceux qui sont déifiés. Vous êtes là dans ma sphère, ma propriété, navré alors, car le langage sera médiocre, obscène, les idées, étriquées et les histoires fort incommodantes. Qu'une introduction pareille puisse vous chagriner n'est guère pour m'empêcher de trouver le sommeil mais autant avoir au moins la délicatesse de vous mettre en garde. Vous entrez sur un terrain dangereux, car sans doute me plairai-je à donner les détails les plus scabreux. En premier lieu, sachez que jamais homme n'a su me commander et nul doute que ceux qui ont au moins essayé l'ont amèrement regretté. Ah, le Haut Dirigeant, oui, j'y viendrai plus tard mais laissez-moi me présenter sous de plus intimes traits, dusse-je faire rougir les plus belles pucelles. Si mon physique est bien plaisant - allons, n'en doutez pas, vous aussi, vous y avez goûté - mon esprit est, à mon grand désarroi, fort amoindri. Ne riez pas, non, les moqueries m'agacent, et je m'énerve trop vite. Laissez-moi m'expliquer. Si Dieu il y'a eu, pour me créer, nul doute que celui-ci s'est trouvé fort ingrat avec moi en me faisant plus bête et plus têtu encore qu'un âne. Vous souriez, si, je le vois, nous en reparlerons plus tard. Allons, ne vous moquez pas, tout ceci est ce que l'on dit de moi, et ce que j'ai pu entrevoir dans l'esprit de quelques...camarades.

    Il me faut pourtant être honnête. Enfant et adolescent déjà, je n'avais aucun goût pour l'étude et cela n'est guère allé en s'arrangeant avec le temps. J'avais mieux à faire dans les champs, à travailler la terre, et ma foi, l'entrecuisse de quelques charmantes donzelles. N'est-il d'ailleurs pas mieux de savoir bien baiser, que chiader ? Les filles de mon époque préféraient de loin les sexes vigoureux aux livres. J'ai profité de ma jeunesse, et ma foi, j'ai fort bien fait. Occupé à contempler le cul de Julie un jour, le cul de Sophie un autre, j'en ai oublié de m'instruire, mais il était trop tard. Il a toujours été trop tard, je suis né idiot et sans doute mourrai-je idiot. Je n'en pleure pas, je suis bien incapable de pleurer.

    Quand j'ai été changé le peu de sentiments qu'il me restait s'est dispersé, avec la plus inconcevable rapidité, en même temps que le peu d'idées que j'avais. Toutes mes passions passées ont été étouffées par l'enthousiasme d'une nouvelle liberté, une liberté qui m'a coûté cher, bien trop cher puisque j'en suis mort, enfin, vous me comprenez. Rien ne pouvait racheter la mauvaise éducation, j'étais promis à un destin bafoué.

    La bêtise s'est vite alliée à la brusquerie, l'impétuosité. Je n'avais guère la tête, mais les muscles, oh oui, une bien maigre chose, au demeurant. A y bien observer pourtant, un homme de mon espèce est bien plus recherché qu'un gratte papier. Les voyez-vous ces pauvres bougres, incapables de se défendre d'un bon coup de poing ou coup de pied, à employer des mots insignifiants en attendant d'être fustigés ? C'est eux les imbéciles. Non, la force est le maître mot, aucune place pour les faibles, voilà ma façon de penser, je ne peux aller au delà, vous savez à présent comme je suis limité.

    S'il faut également que je parle de mon caractère je le ferai bien que je pense que vous en avez déjà deviné les traits. Forcé de me dépenser sans cesse pour me tenir au pair de mes confrères, je ne pense qu'à surveiller et corriger si le besoin est. Il est presque impossible de me tromper, j'ai beau être vaniteux, je sais qu'il vous sera impossible de vous soustraire à moi. Je suis habile pour élaborer des plans, piéger, sanctionner, croyez-le bien, je n'occupe pas une fonction de Sentinelle pour rien. Soyez sur vos gardes mortels, ou semblables, car parfois, je ne fais guère de distinctions, si l'on m'agace un peu trop...


__Histoire :

    Je suis né en 1878 au Texas dit le Lone Star State. J'ignore aujourd'hui quel était le nom de la localité dans laquelle je vivais, ces temps étant bien trop éloignés à ma mémoire limitée. Je ne me souviens que d'un endroit morne et gris, portant encore les marques trop vives de la dernière guerre. Mon père avait servi les rangs des Confédérés, je me rappelle bien l'uniforme gris qu'il dévoilait parfois en de rares occasions, faisant rêver l'enfant que j'étais, dévoilant toute la honte que son camp portait. Ignorant, je glorifiais les actions de mon géniteur, souhaitais devenir un jour aussi le valeureux guerrier qu'il fut en cette période là. Victoire pourtant de l'Union du nord et j'assistais aux suites de l'épisode le plus troublant de l'histoire des Etats-Unis en chérissant les actions d'un père dont j'ignorais les crimes. Aux trop nombreuses pertes militaires s'étaient ajoutées les pertes civiles, et les Américains, treize ans plus tard, continuaient de compter et pleurer leurs morts.

    Mon enfance et mon adolescence ne furent guère glorifiantes. Durant la période dite de la Reconstruction - période ayant permis la destruction du système esclavagiste de la Confédération - les violences faites contre les noirs, dans mon état, atteignirent des sommets tout à fait inquiétants. J'ai servi cette violence, cautionné maints assassinats. KKK. Un sigle dont je ne me souviens que trop bien. Aujourd'hui, si j'éprouve une honte, une once de regrets, c'est à l'égard de cette étape infâme de ma vie. A présent conscient de ma culpabilité, je me plaisais en ce temps à effrayer, décimer, humilier. J'ai beau être presque insensible, je sais ce que cette femme a pu me reprocher, je sais pourquoi je paye aujourd'hui le prix de centaines de vies arrachées, écourtées. Cette malédiction qui m'afflige a su, avec le temps, me révéler mes abjections.

    J'allai avoir vingt-six ans, un âge fort avancé déjà pour l'époque. Je n'étais pas marié, trop occupé à travailler pour manger, subsister. J'étais en charge de plusieurs gisements de pétrole, et le peu d'argent que je touchais me permettait au moins de ne pas finir mes nuits seul. Déjà, en ce temps là, j'avais un goût trop prononcé pour les femmes. Peut-être est-ce aujourd'hui ce que je déplore le plus, avec ma condition. Ne plus sentir la chaleur étreindre mon corps, mon pouls croître, s'amplifier, jusqu'à ce que j'en oublie presque de respirer. Ces choses, trop précieuses à mes yeux, m'ont été ôtées. J'aimais la vie, j'étais de ceux qui encensaient chaque instant, insouciants, qui ne songeaient guère à l'avenir. Je n'étais pas instruit, occupé à l'ouvrage depuis mon plus jeune âge et à user mon temps pour des actes sanguinaires, je me suis trop vite effacé sans jamais avoir pu m'informer. Mais il me faut me reprendre. A vingt-six ans, je suis mort, enlevé à une existence que je n'aimais que trop. Je rentrais chez moi, tardivement, comme d'accoutumée. Quelqu'un m'attendait, une femme, une de plus, désirant sans doute connaître l'homme viril que j'étais. Je connaissais déjà un franc succès auprès de la gente féminine et je ne m'étonnais pas de voir encore prétendante à mes pieds. Orgueilleux, j'accueillais la belle, quoiqu'un peu vieille, selon mes souvenirs maintenant trop lacunaires. Peut-être ai-je réagi trop tard, mais à y bien penser, face à un tel être, mes chances étaient fort limitées. Gisant, presque mort, sur le flanc gauche, je vois encore les iris de braise, l'écoeurement visible sur le visage de porcelaine. Il me semble que les mots de cette créature furent ceux-ci: " Puisse l'éternité, à jamais, te faire payer tes crimes. "

    Allons, cela n'est-il pas cocasse !? Un buveur de sang servant la cause des humains. Il est vrai, mes remords sont tels que je comprends la haine de cette femme. Jamais d'ailleurs me voit-on évoquer mon passé. Peut-être est-ce bien de la honte, du repentir. Toujours est-il que ma transformation ne fut guère très agréable. Sujet à une lente agonie, j'ai vu les dernières heures de ma vie m'être ôtées de la plus infâme manière. Il est un film d'époque, nullement historique mais plus fait pour plaire au public qui encensait les vampires. ( les humains croyaient jadis à notre existence, moins aujourd'hui, leurs problèmes sont actuellement tout autres voyez-vous... ) On y voyait un homme, de mon espèce, faire sienne une petite fille. Jeune poupée, charmante au demeurant. Seuls quelques râles agitaient sa chétive carcasse, et voilà qu'elle rejoignait, comme tous aimaient à le dire, " les êtres de la nuit ". Désopilant ! Vous m'auriez vu, baignant dans mon urine et ma merde, pleurant comme un enfant qu'on délaisse, et maculé du sang sale qui était le mien. Cet épisode n'avait rien de mirifique.

    Je me suis relevé, cadavre ambulant sans perspectives. De nombreuses fois, j'ai manqué m'immoler, par mégarde, j'étais trop bête pour comprendre que l'origine de mes maux venait bien souvent des rayons du soleil. La faim a longtemps eu raison de moi. Les premières années, je n'étais qu'un corps voué à tuer. La conscience altérée, sans cesse excédé quand les effluves du carmin se présentaient à mon nez, j'ai trop longtemps massacré, ne laissant derrière moi que des corps exsangues méconnaissables. Je n'ai pas été formé, livré, seul, aux supplices du Don Obscur, je luttais, chaque nuit plus diminué et plus enclin à tuer. Là débutait mon châtiment.

    Les années qui suivirent m'amenèrent à voyager. Au début du vingt-et-unième siècle je me souviens avoir quitté les Etats-Unis pour l'Europe, plus éduqué déjà, ou plutôt: capable enfin de maîtriser mes accès de rage démesurés. Je fréquentais de nouveau les femmes. Amantes complices, je manquais trop souvent révéler qui j'étais. Vous le savez, je suis bien trop enclin à la fanfaronnade, nul doute que les femmes qui me voyaient soulever d'une main des poids monstres en venaient à se questionner. J'aimais les épater de cette façon, beaucoup rient aujourd'hui de mes façons grossières, ridicules, risibles de séduire les donzelles. Qu'ils aillent donc rôtir en Enfer. Pour en revenir à ces femmes, partenaires de mes nuits, je suis au regret d'annoncer qu'elles ont dû mourir. Ma route elle continuait, les mois succédaient aux mois, les années aux années... Je trompais l'ennui en tuant, pillant, violant. Vers l'an 2010, je me souviens avoir fait le tour des casinos, de jolies nénettes à mes bras, et organisé le nombre le plus élevé d'orgies incluant les pratiques les plus démesurées. ( peut-être me voit-on apparaître dans quelques vieux pornos, il faut dire, dans ces moments, la présence de caméras n'était guère pour me déconcentrer ) Peut-être était-ce là la période la plus excitante de mon existence de vampire. Aujourd'hui, les esprits ne sont plus les mêmes, les gens ne pensent plus à ces si bonnes choses... Quel dommage.

    Les choses se sont à nouveau dégradées ensuite, peut-être une centaine d'années plus tard, un peu moins à dire vrai. Vous êtes au courant, cette grande guerre, dont nous tous, créatures de la nuit, avons été témoins. Nous aurions pu faire cesser ces hostilités, ou tout du moins, éviter tant de morts mais votre acharnement est si excitant à regarder... Je dis "nous" mais j'ignorais encore combien nous étions, comme moi, à vaquer paisiblement à nos occupations tandis que vous vous plaisiez à vous entre-tuer. J'ai pu rencontrer alors, quelques semblables, plus tard, lorsque nous avons jugé préférable de nous rassembler. Quels instants amusants d'ailleurs ! Mes frères et soeurs ne sont pas des plus coopératifs et votre sort semblait alors tout tracé. Sommes-nous pourtant si bêtes pour oublier combien votre présence nous est indispensable ? Visiblement, oui. Au moins ne suis-je pas le buveur de sang le plus con, beaucoup me ressemblent - certains sont bien pires, je vous laisse imaginer...

    Alors, je l'ai rencontré. Lui, cet homme dont on prononce si peu le nom aujourd'hui. Vous savez de qui je parle, l'être qui vous a sauvé, celui qui, mille fois encensé, s'est gaussé de votre naïveté. Il avait un projet, et non des moindres. Alors, nous entendions parler d'Olide. Cette ville avait pour but de regrouper les derniers rescapés de la Guerre des Brumes. Je trouvais l'idée plaisante, imaginez donc, vous et moi, réunis dans une même cité. Après ces temps si durs je ne pouvais guère rêver mieux. Si vous avez souffert de la guerre, nous autres, immortels, en avons fait les frais aussi. La nourriture en venait à manquer, les pertes étaient telles que nous commencions sérieusement à nous inquiéter. Il a trouvé la solution, a permis à tous de s'entendre, et à moi, de trouver un nouvel emploi. Ma brutalité, pour une fois, ne me faisait guère défaut. J'ai eu l'immense honneur de m'entretenir avec lui, d'apprendre son nom, d'entrevoir l'être stupéfiant qu'il était mais je ne suis rien à ses yeux, un pion parmi tant d'autres, cela n'a guère d'importance. Je sers à présent sous ses ordres, il m'a offert une véritable vie de monarque, bien plus encore. Désormais maître de vos vies, je jouis de cette existence nouvelle. Je m'autorise un mince sourire, ne soyez pas si soupçonneux, l'allégeance est le ministre de mon triomphe, à y bien regarder, ma non vie ne fait vraiment que commencer.


...............................

Comment avez-vous connu le forum ? : Question stupide.

Présence : 9/10

Quelque chose à ajouter ? : Je sens que l'aventure sera fort plaisante.

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Alexander Clarke

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