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 Dämon Kellermann

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Sentinelle

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Emploi occupé : Gardien

MessageSujet: Dämon Kellermann   Mer 23 Jan - 16:59


    Sujet: Dämon Kellermann.


    Âge : 637 ans

    Sexe : Mâle
    Orientation sexuelle : Hétérosexuel
    Groupe : Sécurité Interne
    Race : Vampire



__Description Physique :

    Peut-être qu'autrefois il était laid. Ce serait un peu dur à dire. Peut-être qu'il avait juste été banal. Une tête parmi d'autres têtes, sans qu'on se retourne sur lui ni qu'on l'observa avec plus d'attention que les autres. En fait, peut-être que les choses avaient changées quand il était mort – ou pas. Il ne se souvenait pas bien de sa tête avant sa mort ; il sait juste que sa barbe était mal rasée, peut-être de deux jours. Que ses cheveux avaient été coupés la veille, courts, pour éviter une épidémie de poux ; il n'avait pas voulu qu'on le rase, c'était les prisonniers qui portaient le crâne nu. Mais bon, pas loin.

    Il n'avait pas un visage franchement amical, quand il portait une grosse barbe et un casque sur la tête. Il vociférait, braillait, buvait et forniquait à s'en faire éclater la panse et tout ce qu'il y avait en dessous. Mais être beau ? On ne le lui avait jamais dit. Ou peut-être sa mère, quand il était tout petit ?

    Il se souvient qu'il avait une cicatrice large et épaisse au visage, juste avant que sa première maîtresse ne le trouve, cette nuit là. Mais bon, elle l'avait défiguré trente fois, et soigné tout autant, pour ne pas avoir collé aux pieds un esclave trop laid, aussi, la cicatrice était partie. Des petits défauts étaient restés, floutés par une étrange perfection imparfaite qu'avait apporté l'immortalité. Le nez, un peu plat était encore marqué de façon légère par la cassure de l'os, quand il avait quinze ans. Le menton, sous l'ossature de la mâchoire, gardait sous la barbe une cicatrice de lame qui avait bien failli lui ouvrir la carotide jusqu'au ventre. La nuque était un peu brûlée, par la punition vulgaire du maître de la forge dans laquelle il avait travaillé, plus jeune.

    En somme, devenir ce qu'il était devenu ne l'avait pas vraiment changé. Un peu, quand même. Dans la tenue, le port de tête. Et puis, il y avait surtout bien sûr, ce regard absent, aussi dépouillé, creux, que l'obscurité absolue. Mais qui n'était pas vide pour autant. Ces orbes transparentes, rondes et floues, suivaient les mouvements de chacun comme si l'homme contemplait. Mais ce n'était pas le physique qui intéressait, c'était l'âme ; et face à ces iris voilés, d'un bleu évanescent, le malaise était plus grand que s'il avait fixé en pouvant voir. Il ne ratait jamais le fond des yeux.

    Pour le corps, c'était différent. Si le visage, par l'habileté du sang de canite, avait été détruit puis reconstruit, l'enveloppe entière n'avait pas eu ce même traitement. Et il subsistait de toute l'humanité guerrière chaque trace de combat et de blessure. Toutes avaient une histoire ; là, une couture à la chair cahoteuse trahissait un mauvais soin ; là, c'était une brûlure encore, d'une torche huileuse reçue au dos et qui avait incendié son derme aussi sûrement qu'un acide. Ce n'était pas vraiment le genre de choses qui l'occupaient, en ce temps, et cette coupure qui traçait une raie nette au milieu de son bas-ventre eut été bien plus marquante pour lui si elle l'avait empêché de continuer ses tangos des valseuses.

    Oh, il avait bien eu le loisir d'entendre un compliment, quelques fois, par des créatures étranges dénuées d'un quelconque sens de l'approche. Ce n'est pas qu'il en attendait ; en vérité, il était curieux de lui-même, car ignorant de son apparence. Et s'il avait appris au fil du temps à retracer en son esprit les contours du visage d'une femme, lorsqu'il lui était donné d'en toucher un, il n'avait jamais pris le temps de s'occuper de son propre cas, bien que l'envie ne manquât pas. Oser, il aurait pu, il n'y avait pas de couardise là dessous ; mais voir chez un autre, et voir en soi, ne sont pas les mêmes choses et malgré l'accès de narcissisme -rare- qui pouvait le prendre un jour ou l'autre, il ne s'avançait pas à supposer de son état, et gardait donc, comme avec de bien nombreuses idées, le silence.


__Description Psychologique :

    Sur mémoire, il n'a pas été toujours l'homme de vue. Ce n'est pas qu'il était aveugle, avant de perdre ses yeux mais il ne voyait pas ou ne voulait pas voir. Si les hommes ont de communes habitudes avec les bêtes, il était plus marqué par l'instinct que la réflexion ; plus poussé par l'acte que la pensée. Ce n'est pas qu'il était idiot, c'est juste qu'il était un peu bête. Un peu animal.

    Il ne semble pas qu'il y ait de commune mesure entre l'homme qu'il était et celui qu'il est devenu. Le jour était le régisseur de sa vie. Il n'y avait alors que l'instant présent qui avait de l'importance, tout en dehors n'était qu'aberration. Mais lorsque l'obscurité s'est emparé de lui, et qu'elle a arraché son univers de couleurs pour en faire des lambeaux noirs parsemés d'aveuglantes tâches blanches, il lui a semblé d'abord perdre la raison, alors qu'il la gagnait. Ça ne semble pas logique, mais la nature humaine qui subsistait en lui est morte quand il a bien voulu commencé à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entourait ; et malgré le noir, c'est à ce moment là qu'il a commencé à voir son univers. A le sentir, en fait.

    On peut dire que l'immortalité change la donne. Mais il n'a pas compris tout de suite. Pas avant quinze, ou vingt ans, qu'il ne mourrait jamais. C'est étrange de se dire que l'on est éternel. Que rien d'autre ne nous attend que la vie. Cela rend les choses banales et dans cette banalité seulement il a bien voulu voir l'extraordinaire des choses. Choses qu'il ne pouvait plus voir, mais sentir, encore une fois.

    Son admiration s'était d'abord portée sur le bruit ; les sens qui, irrigués par un même flot de conscience, voient leurs quatre autres unités mieux irriguées quand l'une meurt presque totalement. Aussi ces qualités remplacent-elles l'absente, tout au mieux du moins. Mais ajoutons à cela le flux incroyable de l'immortalité ; alors ces quatre voies deviennent elles plus encore fines, mieux abreuvées. Et entraînées, elles surpassent celles de ceux qui ont à leur actif, cinq canaux sur un même pied d'égalité.

    Le bruit, donc, avait suscité son admiration. Ce n'était pas qu'il pouvait entendre un criquet à l'autre bout d'une plaine immense ; quoiqu'il était doué. Mais il y avait des choses qui n'avaient pas de sons, et qui peu à peu, avaient libéré à son oreille le secret de leurs murmures.

    Il était alors devenu homme d'écoute. D'abord, parce qu'il y était forcé. Sa première maîtresse, jeune concubine d'un homme plus féroce était bavarde. Et lui, frappé encore -et ce durant des années- par son handicap, préférait taire les vociférations qu'il n'avait d'abord cessé de prononcer. Et par son silence, la patience s'était ouverte à lui, quand il n'en avait jamais eu durant sa bruyante, hurlante, et courte vie humaine. L'absence de ressenti, le vide aussi sûr que le noir absolu.

    C'était l'odorat, ensuite, qui était devenu son œil unique. Moins par vocation que par utilité ; le moindre déplacement d'air lui apportait les parfums essentiels qu'il avait appris à reconnaître ; celui de la rosée qui perle juste avant l'aube, d'un sang frais dans le lointain, d'une approche, quelle qu'elle fût. Il avait appris à différencier l'odeur de la peau d'une femme et de celle d'un homme, fussent-ils tous deux propres comme des sous neufs ; il savait prédire le temps à venir, et non content de faire la météo mieux qu'une grenouille, devinait également à l'odeur l'approche du soleil levant. Et sa mémoire, incontestablement élargie par la mort, recensait des millions d'odeurs qu'il pistait mieux que le meilleur des chiens, lorsqu'il lui fallait trouver qui lui plût. La ténacité lui avait été enseignée par ce biais.

    Le goût, le toucher, étaient secondaires mais tout aussi importantes pour lui ; barbare de son temps d'homme, il avait appris la gourmandise et rejeté l'idée de faim. Il faisait en sorte de ne jamais se nourrir par besoin, mais toujours par désir, et cela était sa façon de subsister depuis des années. Une façon confortable, puisqu'il prenait un peu à chacun sans vider personne ; non par pitié -ça non-, mais par une générosité d'âme qu'il se serait autrefois plu à comparaître avec la sauvagerie de ses compères. N'avait-il jamais donc tué par jeu ? Plus d'une fois, et cela l'aurait amusé encore si le gel de l'immortalité n'avait fini par atteindre son âme, après des siècles.

    C'est vrai qu'il était devenu moins complaisant. Plus dur, plus tenace, plus glacé. La bêtise de son humanité perdue s'était lentement envolée et il avait pris conscience qu'il y avait autre chose à faire de son temps qu'attendre que celui-ci passe. Une chose n'avait pas changé ; sa vocation d'ordre et de loi, jadis étreinte de fourberie et de stupre s'était changée en une ardeur froide, un dégoût pour le désordre et l'insubordination. Il avait été traître, couard ; il serait désormais résolu et discipliné. Ça ne s'était pas fait en un jour, mais le résultat était le même.

    On peut le deviner, c'était la bêtise, la bêtise de cette humanité autrefois regrettée et le carnage de sa stupidité qui l'avait à jamais dégoûté. Il n'avait pas eu de la compassion pour eux, mais il ne les avait jamais encore méprisés, ceux qui étaient autrefois ses pairs ; mais les choses étaient différentes en temps de guerre folle, et il renonçait à penser encore comme eux. Il avait tenté, parfois, de se remémorer avec mélancolie les temps de pillage et de viol, une bière à la main et une épée dans l'autre ; mais l'instruction et l'application à la compréhension du monde l'avaient fait chuter dans un certain déni, et il ne parvenait plus à se souvenir d'une quelconque joie en ces heures de crétinerie humaine.

    Pourtant, malgré la stupidité environnante, son admiration pour le monde n'avait pas failli. Elle était simplement hors de portée pour ceux qui voyaient. Et les humains, qu'il avait enviés, rejetés, méprisés, lui étaient peu à peu devenus indifférents. Car il fallait reconnaître leur être supérieur, sans même penser encore à la notion d'immortalité. Peut-être même était-il supérieur à tous ceux qui étaient comme lui destinés à la vie le long des millénaires. Aveugle, mais voyant, contemplatif, mais distant. Et cela dictait ses pas ; à la lumière, il avait accepté de préférer l'ombre.


__Histoire :

    Je m'appelle Amvrossi Menchikov. Il paraît. Je suis né en 1482 dans la très ancienne Principauté de Tver, en ancienne Moscovie, dans un village appelé autrefois Kholm Pogost, ce qui signifie cimetière sur la colline. J'ai toujours trouvé ce nom surfait. Ce n'était pas un cimetière. Je me souviens bien de la guerre, alors que mes jambes peinaient encore à me porter ; mais mon village n'avait pas subi de nombreux dommages et c'était un endroit paisible, lors de son rattachement à ce qui deviendrait l'Empire de Russie, sous l'influence d'Ivan III. Cela date de bien des siècles et seul le détachement lointain qu'autorise le temps qui s'écoule m'aide à retracer ces faits avec tant d'exactitude. On ne voit jamais les conséquences, on ne se rend jamais compte des choses, lorsque le présent seul les anime. Il faut du recul.

    Car c'est le recul qui me permet de dresser un constat sur ma vie. Je vais tâcher être clair et concis. Reprenez vos notes.

    Au début, j'ai grandi pour devenir fermier. Mon père, en plus de cultiver la terre faisait partie de ces hommes qui ne vivent que pour la bataille et la gloire ; je ne l'ai jamais connu. Il est probablement mort sur le bord de la Volga sans que quiconque s'en soucie. Ainsi s'éteignent ceux qui n'ont pas leur place au devant de l'Histoire.
    Toujours est-il qu'il laissa à ma mère la terre et la maison de mon enfance, ainsi qu'une ribambelle de gamins dont la plupart finirent crevés par la faim et les maladies. J'en parle comme de peu. Les minots n'étaient pas considérés comme des êtres humains avant qu'ils ne parviennent à parler, ou à marcher. Sans ça, ils restaient des chiots, au pire, des choses inutiles et braillardes. J'ai vu mourir au fil des ans huit frères, trois sœurs et presqu'autant de choses livides et sanglantes que ma mère expulsait dans un cri bien des mois avant terme, sans qu'on puisse dire s'il s'agissait d'enfants ou non. Elle fut pendue à mes douze ans, étiquetée putain du village, ce qu'elle était en somme. L'idée douteuse qu'une femme jalouse fut à l'origine de son malheur me rassura longtemps bêtement sur l'honneur prétendu de ma mère.

    Je quittais mon village et parti à Moscou à mes treize ans pour travailler comme garçon de main dans une forge renommée de la ville. Les guerres d'Ivan le Grand me donnaient du travail. Je n'étais pas le type de gosse grand et avancé pour son âge, je ressemblais plus à un petit maigrichon mais j'avais pour moi ma malignité ; en bon fils de pute je tapais dans les prostituées qui me firent connaître l'amour et la  vérole de Naples. Mais peu importait, je ne savais pas encore refuser les avances des filles aux yeux sombres. Ce furent les années les plus agréables de ma vie.

    En 1505 toutefois, j'étais devenu un homme suffisamment arriéré pour que les clairons me donnent envie d'aller goûter à la guerre ; je fus donc recruté pour aider à l'annexion de diverses principautés encore insoumises au descendant d'Ivan le Grand, Vassili III. Je me réjouissais à l'idée de voir mourir et manqua d'abord me faire abattre comme un chien pelé avant de faire taire suffisamment mon orgueil pour accepter d'apprendre à tuer sous les ordres d'un véritable chef d'armée. Dès lors je sus que la ferronnerie ne serait plus pour moi et je m'entraînais assez pour devenir un soldat. Un cul-terreux, un pauvre bougre parmi une masse d'autres pouilleux sales et puants qui me ressemblaient. J’œuvrais au rassemblement des terres russes comme tous ces autres hommes sans trop savoir faire autre chose qu'obéir et sans songer à quoi que ce soit d'autre qu'à la tuerie, au pillage et au sexe. Je n'avais pas à me plaindre. Nulle éducation n'obstruait ma bêtise et ma conscience était du niveau de celui d'un chien hargneux qui cherche à s'accoupler et à défendre un maître dont il hésite sur l'exactitude du nom.

    Avez-vous du mal à suivre ?

    Bon, on reprend. Les petites guerres moscovites, donc. Ce sont elles qui m'ont conduit à ce que je suis aujourd'hui. En fait, tout ce détail n'est que la toute petite partie de mon histoire. Regardez-moi, je fais encore plutôt jeune. C'est parce que je suis mort à 32 ans.

    C'était pas mal d'avoir tenu jusqu'à cet âge là, avec la vie que j'avais. C'était en 1514. Quatre ans avant ça, trois bonnes centaines de familles avaient été déportées de la ville de Pskov, récemment annexée par Vassili III, une ville fortifiée, point d'échange capital avec l'Europe. Je m'étais chargé avec bien d'autres de conduire ces riches indésirables vers les montagnes de l'Oural, non sans en profiter pour estimer autant la valeur de leurs vêtements que le cul de leurs filles. Y'en avait bien deux ou trois que j'ai troussé dans une carriole, mais enfin, c'était pas bien grave, ça me changeait des ribaudes grasses, je goûtais à de la jolie poulette fraîche qui ignorait comme les hommes peuvent être cruels. Ça me plaisait, c'est vrai.

    Et c'est quatre ans plus tard qu'elle m'a trouvé. Cette même fille aux cheveux d'un blond presque blanc qui m'avait hurlé des malédictions quand je l'avais retourné comme une chienne. Elle m'avait fait rire. Mais quand je l'ai reconnu 49 mois plus tard, à débarquer comme ça dans ma chambre, et les yeux rouge comme le sang, je n'ai pas ri.

    D'autant qu'elle n'était pas seule. Elle avait avec elle un homme qui s'appelait Doïstev, et qui devait par la suite devenir mon précepteur. Mais enfin, pas de suite, c'aurait été trop facile. La fille, elle s'appelait Sarah, issue d'une famille de juifs dont j'avais le malheur d'occuper la maison, à ce moment précis. Elle avait semblé furieuse de me voir, puis ravie, et malgré mon étonnante stupidité bovine, j'avais compris à son simple regard qu'elle allait m'en faire baver. Et c'est ce qu'elle fit. Elle me lacéra cent fois avec toute la fureur d'une nouvellement morte-née qui ne contrôle encore rien de ses pulsions. Elle effaça toute les plaies de mon visage pour recommencer ensuite en se servant de ma chair comme d'une planche à dessin. Elle me tortura de mille façons et je me souviens encore de chaque blessure mais ce fut Doïstev qui consentit au coup fatal en lui proposant de faire de moi son esclave éternel. Elle adora l'idée. Et pour que jamais plus je ne regarde une femme, elle m'ouvrit les paupières et sans blesser ma chair elle me brûla la rétine au tison ardent. Après quoi seulement, sûre de mon handicap définitif, elle lui demanda de me transformer.

    Tout nouveau-né sait comme la douleur de sentir sa mort déchiqueter lentement l'intérieur de son être, aspirer sa vie, son identité, est un rite de passage qui n'a de commune mesure avec aucune douleur de l'existence, charnelle ou spirituelle. Ils me laissèrent trois jours terré comme le plus minable des chiens dans mon lit, à haleter dans mon sang et ma merde. Et quand elle revint enfin pour me nourrir d'un corps tout chaud, avec la même satisfaction qu'une gamine donnant à bouffer pour la première fois à son lapin nain, je connus enfin l'ultime révélation. La parfaite jouissance de la vie qui renaissait, renflait mes organes, recolorait ma peau. J'étais né pour être Immortel.

    Mais les années qui suivirent ne furent pas d'abord marquées par la gloire. J'étais tenu en laisse, un caniche répondant aux caprices d'une monstrueuse petite idiote teigneuse et meurtrière que je finissais par aimer, ne serait-ce qu'un peu. Doïstev avait vu en moi l'idéal que la fille ne lui donnait pas ; une descendance, un sale clébard à éduquer qui pourrait devenir par la suite un fin limier. Elle, elle était la compagne sotte et superficielle ; moi, j'étais l'enfant de ce couple malsain. J'avais besoin d'être dressé et cela se faisait à la lumière du soleil, à l'argent et à l'eau bénite. Et si mon handicap, très partiellement rétabli lors de ma transformation m'empêchait de distinguer le monde comme je l'avais vu autrefois, je développais mes autres sens pour les accorder. Les sons étaient ma vue, les odeurs, la sensation de mouvement autour de moi ; je créais un assemblage parfait de ressentis qui remplaçaient ma vision à la perfection. J'oubliais qu'un jour, j'avais été voyant. Et par là même, j'oubliais qu'un jour j'avais été libre.


    Les victimes avaient été brûlées. Elles étaient au nombre de quinze le 10 janvier 1672. Des femmes, ou des jeunes filles, toutes de bonne famille et de condition fortunée, mariées ou non, peu âgées. On avait retrouvé les deux sœurs jumelles disparues depuis quatre jours dans le canal Cannaregio, quasi-exsangues, les chairs bouffies ballottées par les eaux qui avaient laissé sur leurs corps les marques physiques d'une noyade impuissante. Les gelures sur leurs ongles abîmés et leurs lèvres laissaient deviner plusieurs heures de confinement dans la nudité la plus totale et les visages des deux filles s'étaient dans le manque d'air et de sang figées dans des expressions grossières qui mieux que tout trahissaient l'horreur de leur fin. La troisième femme, d'une quarantaine d'années avait été trouvé éviscérée dans une ruelle, les intestins hors du corps et traînés à quelques mètres de là avant d'être laissés à pourrir sur la neige. La surface de ses paupières avait été sauvagement griffée comme pour être arrachée et les lambeaux de peaux sous ses doigts laissaient à penser qu'elle avait voulu elle-même s'ôter la vue. Une autre était une jeune fille d'à peine dix huit ans qu'on avait trouvé plus paisiblement morte à son lit, vidée de son sang par ce qui semblait des morsures entre ses cuisses. Les deux suivantes, une fille et sa mère, avaient été repêchées elles aussi, sans qu'on puisse retrouver ni l'une des jambes de la première, ni la tête de la seconde. Et cela, encore, et encore.
    Le massacre plongerait durant cinq jours Venise dans un bain de sang, du 8 au 13 janvier 1672, entre la plainte pour disparition au premier jour, et le dernier cadavre trouvé au dernier. Quarante neuf femmes perdront la vie dans cette vague d'assassinat monstrueuse perpétrée selon les autorités, par deux frères à la démence prouvée mis sous les verrous en février 73, après preuve de culpabilité pour un viol et deux assassinats.



    Mon premier mariage a eu lieu au grand palais de Saint-Pétersbourg, en 1752. C'était un mariage grandiose, fastueux, et la centaine d'invités présents ce soir n'y avaient mis le pied que pour se réjouir de façon insipide sur leur petite personne conviée à un tel évènement, sans se soucier si le mariage était heureux ou non. Il ne le fût pas.
    Il m'apprit la trahison des femmes, leur souillure, leur imprévisibilité. Le dédain dont elles savent faire preuve, leur ironie déplacée, leur comportement capricieux, hautain, leur mesquinerie camouflée sous des allures royales masquant avec peine la merde de leur esprit malsain.

    Le deuxième, s'est déroulé dans une église de Berlin en 1887. Un petit mariage, sans fioritures, avec peu d'invités qui avaient le mérite de tous connaître nos noms. Un mariage qui m'a ré-appris à aimer les femmes. Qui m'a convaincu à nouveau, comme j'avais besoin de l'être, de leurs charmes, leurs trésors, leurs beautés, la sensibilité de leur esprit et la finesse de leur âme, les plaçant bien au dessus de celles des hommes.

    Mais peu importe, car mes épouses mortes, je n'ai jamais pu oublier leurs bassesses et leurs noblesses. Ce sont elles qui m'ont éduqués sur la solitude et l'apaisement d'un esprit libéré d'attaches. J'ai détesté la première, adoré la deuxième. Et toutes deux m'ont appris comme il est bon d'être seul.

    Marie Stuart de Bers était duchesse de Rutland, en voyage en Russie quand je l'ai rencontrée. Elle n'avait rien à voir avec le type de femme que j'avais jusque là toujours côtoyé. Grande, de longs cheveux épais, maigre et sans attraits autres que sa fortune, elle portait toujours des corsets étroits et des robes endimanchées à la mode anglaise, dont les tissus ouvragés et les bijoux étincelants avaient séduits mes Maîtres qui avaient élu en elle une compagne intéressante pour l'homme que j'étais. Il n'y avait aucun amour, ni de ma part ni du sien, car j'étais alors présenté sous le nom d'un comte préalablement envoyé du mauvais côté de la pelouse, comte richissime et avec pour prétention un lien sanguin quelconque avec la famille impériale.

    Lisbeth Von Richvas, était quant à elle d'une infinie beauté, et bonté. Ce n'était qu'une modeste baronne allemande, mais elle ne fût jamais à mes yeux, une modeste femme. Les qualités qui étaient siennes n'étaient pas pour m'attirer chez les femmes, d'abord parce que je ne pouvais pas voir leurs visages, ensuite parce que leur grandeur d'âme m'indifférait. Son rire m'avait séduit plus que le reste. Un chant d'oiseau, un ruissellement d'eau claire qui perçait les froids murmures des réceptions ennuyeuses.
    Elle sentait le jasmin et le sucre, et son sang combinait le parfum du miel à celui de la rose. Elle, je l'ai aimée, pour la première fois de ma vie j'ai aimé. Et si j'ai regretté au début de ne pouvoir voir son visage, elle a d'elle-même mené mes phalanges sur ses traits pour que j'imagine son faciès délicat.

    En dire plus long serait vulgaire, inutile. La première est morte de mes mains. Marie était une traînée, une souillure qui avilissait mon nom et mon honneur.
    Lise, me fut arrachée par la pneumonie. Et j'ai accepté de la laisser mourir, parce qu'à sa demande, elle ne voulait pas vivre plus que son temps. Je n'aurais jamais pu l'imaginer le sang à la bouche.

    Mes Maîtres ont été furieux que je tue Marie. Je l'ai chèrement payé, mais j'étais veuf et l'essentiel était la fortune dont j'héritais, considérable et à mon nom de manière officielle, si bien que se montrer en soirées, en dîners était accepté et personne ne se posait de questions. Lisbeth était de condition plus modeste mais Doïstev savait que si je ne l'épousais pas, je risquais de me rebeller contre lui. L'intelligence de son acte a résidé dans le fait de m'encourager à la laisser partir le moment venu.

    Je ne dirais pas que l'amour que j'ai porté aux femmes fût le centre de mes siècles, mais ce fût lui qui causa la perte de m. J'avais mieux à faire en dehors d'elles, et il n'y a guère que pour Lisbeth que je m'assagis quelques années. Ma formation, s'il en était, avait pris fin au milieu du XVIIIème siècle ; je sus que mes Maîtres me faisaient confiance quand ils me lâchèrent seul la nuit, et j'étais comme un chien fou enfin libéré de ses chaînes ; le plus important était de ne pas laisser de traces mais mon handicap n'en était pas un lorsqu'il était matière de chasse. Je me débrouillais même mieux que Sarah qui ne comptait que trop sur sa vue et pas assez sur son flair pour repérer les humains. J'étais grand amateur de parfums de femmes et ce sont elles, avec leurs émanations volatiles de musc et d'ambre, que je traquais le mieux. Cette passion de la fragrance me fit contribuer à la création d'une parfumerie au nom de ma Maîtresse qui fit sa fortune sur mes capacités à innover en matières de mets doucereux à porter aux narines.

    Et puis il y eut Serena.
    Les trois quarts de ma vie se passèrent aux côtés de femmes, ma maîtresse, mes épouses, mes clientes de parfums et celles qui gravitaient autour de moi comme si j'étais un soleil, attirées telles des mouches par l'ampleur de ma fortune et mon titre ; humaines, immortelles, compagnes de tel ou tel homme qui ne m'arrivait pas à la cheville, je me permettais l'arrogance du choix en les désignant au son de leur voix plus qu'à leurs discours ; si les courbes satisfaisaient les yeux des voyants, je nourrissais d'abord mon désir aux ondes et aux tonalités des voix de femme, développant mon imaginaire dans les pics et les courbes soyeuses de leurs murmures. Ensuite seulement, je décidais. C'est par cet orgueil que j'attirais Serena Mandson. Ce n'était qu'une petite anglaise de la haute bourgeoisie dont les aristocrates de sexe féminin critiquaient l'effronterie tandis que les messieurs commentaient ses jupons. Si c'était le rire qui m'avait séduit chez Lisbeth, le calme et le posé de sa voix douce m'avaient aussitôt attiré. Je l'ai séduite des mois entiers avant qu'elle ne me cède et ma victoire fût d'autant plus succulente que son sang était un met incomparable, si puissant qu'une seule goutte m'attirait comme un aimant et que je devais me retenir de lui sauter à la gorge. Elle le comprit, aussi vite qu'elle d'où je venais, comme si elle savait l'exacte nature de ma race. Ce détail aurait du me mettre la puce à l'oreille mais je me relevais enfin de Lisbeth et pour rien au monde je ne me serais éloigné de ma belle blonde au sang chaud. Je l'emmenais dans un palace des États-Unis pour la mettre à l'abri des guerres qui ravagèrent le monde du XXème siècle alors même que je participais à ces affrontements hargneux. En fin de ce temps, je l'emmenais à Venise et la vraie guerre pour moi, fut lancée.

    Si Doïstev avait été un bon maître, sans que le terme de bon ne qualifie ni ses valeurs ni ses actes, il avait cette particularité d'être un maître absolu. Comme un homme doit l'autorité sur le chien avec lequel il chasse, et lui prend le gibier que la bête débusque, il avait de plus en plus porté intérêt à Serena alors qu'il nous avait rejoint avec ma jeune et cruelle maîtresse, Sarah, sa concubine et ma créatrice autant que lui. Venise avait de tout temps été marquée par les histoires d'amour et de trahisons et je n'y ai pas échappé, bien malgré moi ; ce n'est pas que j'aimais Serena, non. Mon amour avait été détruit à la mort de Lisbeth mais Serena était mienne. Définitivement ma propriété. Or, j'étais moi même objet de chaînes et avait commencé un jeu à quatre danses qui ne m'avait pas séduit. Ni Sarah, d'ailleurs. Elle devinait en Serena la rivale qu'elle avait toujours craint de voir apparaître et cette jeune blonde futile qui s'était aperçue de la puissance de Doïstev, supérieure à la mienne, et au pouvoir que son sang avait sur sa beauté gardée jusqu'ici intacte, s'entichait de lui et se détachait de moi autant qu'il se détachait de Sarah. C'était un jeu d'orgueil, de hargne, rien de noble dans ces regards haineux et pleins de convoitise. Il avait goûté à son sang et aussi sûrement que j'étais tombé fou de cette liqueur brûlante il ne se détachait plus d'elle. Et Sarah commença sa perte.

    Elle me séduisit d'abord sans que je comprenne ce qu'il se tramait en elle. Ce n'était que des jeux, des effleurements, une façon de se coller à moi quand Doïstev était présent et je sentais sur nous son regard furieux ; mais il répondait en glissant une main au ventre de Serena et le faux couple que nous formions avec ma maîtresse bouillait de rage. Au point que je la laissais se servir de moi pour se venger de lui, autant que j'espérais toucher mon humaine par cette trahison. Sarah manigança de sorte à ce que Doïstev nous trouve au lit un soir, en pleine joute amoureuse et alors seulement, quand son sang éclaboussa mon corps autant que les murs, et que ma gorge manqua être broyée sous la poigne de mon maître, que je compris que le jeu était terminé.

    Il est d'ordinaire peu complexe de deviner le pire ; l'esprit est ainsi fait qu'il s'imagine le plus sombre des évènements avec une déplorable facilité, quand il peine à songer au plus grand bonheur. Pourtant je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'attendait quand je fus brûlé par des chaînes d'argent qui m'empêchèrent de bouger mais ne firent pas taire mes hurlements de fureur quand Doïstev saigna sous mes yeux celle dont je me nourrissais depuis plus de quatre vingt ans et que j'avais conservé en parfaite jeunesse, toute ces années. Il l'égorgea comme un animal après l'avoir violée, suscitant toute la hargne que j'avais pour lui depuis ma renaissance. Rien que de la colère, et de la haine.

    J'aurais pu le tuer. Peut-être que si je n'avais pas été affaibli par les chaînes j'aurais pu me relever plus tôt et le vider de ses tripes comme un poulet refroidi. Il n'empêche qu'il venait de se gorger de Serena, maintenant exsangue sur le sol dans une position grotesque, et que j'étais à jeun, faible et brûlé : et ma fureur si elle me dévorait ne m'empêcherait pas d'être réduit à un morceau de viande desséchée. Il y parvenait presque, et me contait comme il avait baisé ma Serena, dans tous les sens ; mon honneur était réduit à néant, mais je pouvais le supporter. Seulement, il fit l'erreur de me parler de Lisbeth.

    Ma Lisbeth, ma petite morte au rire crépitant. Il me dit qu'elle le réclamait, qu'elle usait de sa bouche comme personne. Et je ne pouvais pas le croire. C'était ma Lisbeth. Je gardais d'elle une image de douceur, de confiance et d'amour. La seule chose de bien à laquelle j'avais eu droit. Et il l'avait souillée. Seul, à plusieurs même, il disait qu'elle lui avait tout donné d'elle, son corps, son sang. Sa passion et une ardeur que je n'avais pas saisi en elle.
    Sarah n'était pas morte, pas tout à fait, et quand elle entra, il détourna la tête une seule seconde, qui me suffit à la lui arracher.

    J'abandonnais mon titre, mes biens. Je ne revins plus jamais à Venise. Le carnage que j'y fis durant cinq nuits, par seule frénésie, besoin de sang, marqua la ville au fer rouge autant que les mots de Doïstev avaient marqués mon âme. Je ne revis plus jamais Sarah, bien que ce fut elle qui me fit porter un courrier, bien après la Guerre des Brumes à laquelle je participais, pour me parler d'Olide. De cet homme, que je rencontrais et à qui je proposais mes services, les mêmes que j'avais offert aux différents partis de ces combats monumentaux qui n'avaient fait que ravager ce qu'il restait de terres. Je n'eus qu'à abattre quelques têtes qui pestaient contre son initiative, et je fus l'un des premiers à intégrer la ville, fuyant comme la peste la compagnie de ces êtres semblables à moi et qui pourtant n'ont rien de commun à ce que je suis.

    Les notes sont écrites, rangez ça quelque part.


...............................

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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Mer 23 Jan - 18:47

Bonsoir !

Avant que tu ne complète ta fiche : je viens de voir l'âge que tu as mis, sous ton avatar dans la colonne à gauche. Il va falloir changer ça, comme mis dans la fiche, "Nous rappelons que l'âge des buveurs de sang ne peut excéder celui du Haut Dirigeant.", ton personnage sera donc trop vieux si tu garde cet âge, ce n'est pas bon !

Je laisse à nos deux fondatrices le soin de confirmer ça, mais il me semble que les vampires ne doivent pas, ici, avoir plus de 300 ans ...
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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Mer 23 Jan - 19:42

Non pas de soucis l'âge est correct Svetlana. Smile
L'âge maximum autorisé pour un buveur de sang est indiqué dans la FAQ:

Citation :
Mon personnage vampire peut-il être plus âgé que le Haut-Dirigeant ? Quel âge maximum puis-je lui donner ?

Non, par soucis de cohérence. Le Haut-Dirigeant régnant sur la ville il ne serait pas bien approprié de faire être plus puissant encore que lui. Un est amplement suffisant. L'âge maximum que vous pouvez donner à votre personnage vampire est de 950 ans. Pas au delà.


Bienvenue ici, j'ai hâte de lire ta fiche !


Alexander Clarke.

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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Mer 23 Jan - 21:10

Merci de l'accueil et de ces précisions.
Je vais m'atteler à l'écriture.
Bien le bonsoir.
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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Mer 23 Jan - 22:07

OUPS ^^

Bon ba autant pour moi, comme je ne trouvais plus le sujet avec l'âge du monsieur chef, j'ai eu un doute, et comme la plupart des buveurs de sang du coin on vers 300 ans ...

Toutes mes confuses donc, faites comme si j'avais rien dit hihi !
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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Ven 1 Mar - 19:06

Il n'y a pas de mal. Smile

Edit : J'ai terminé ma fiche !
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MessageSujet: Re: Dämon Kellermann   Dim 3 Mar - 10:17

Bonjour Dämon.
Je suis heureuse de voir que cette fiche est terminée, je te remercie d'avoir pris la peine de nous prévenir de ce léger retard, peu prennent la peine de le faire, c'est toujours appréciable d'être avertis. J'en viens donc dès à présent à ta fiche.

Ton personnage m'interpelle beaucoup, à vrai dire, je trouve l'idée d'avoir fait de lui un aveugle tout à fait remarquable. J'avoue avoir craint que tu n'expliques pas suffisamment bien comment Dämon avait pu conserver ce handicap après sa transformation mais grande a été ma surprise en voyant que tu avais su à merveille justifier la chose. Le fait est qu'effectivement, l'humain conserve l'aspect qu'il avait au moment de la morsure, comme cette Sarah lui crève les yeux juste avant celle-ci, ce reliquat, aussi desservant soit-il, me semble tout à fait plausible. J'accepte donc bien volontiers ton idée, et demande à voir comment tu aborderas cette cécité durant tes rps. Tu expliques bien comment Dämon comble ce manque, en en appelant à ses autres sens, je ne doute pas du fait que cette déficience offrira de belles opportunités en jeu. Tes descriptions physique et psychologique conviennent donc, j'aime assez le trait de caractère de cette future Sentinelle, de plus, j'en connais un qui sera satisfait de ne plus être seul dans les rangs de la sécurité de la ville.

Je passe à l'histoire. Là aussi, j'aime beaucoup, tu détailles énormément, ce qui aide à bien comprendre, appréhender ton personnage. Autant dire qu'il n'a pas eu une existence bien paisible en compagnie de ce Doïstev et de cette Sarah. J'aime beaucoup cette cruauté, cette discorde qui anime ce trio. Egalement, je dois avouer que ton personnage n'a pas eu beaucoup de chance en amour. ( pauvre âme ! ) Peut-être trouvera t-il esprit plus plaisant à Olide ? Rolling Eyes

Je ne m'attendais pas à une telle chute concernant Lisbeth, et j'imagine que celle-ci explique une partie du caractère de Dämon. En bref, j'ai grandement apprécié cette lecture, tu as une très belle écriture, tu sais amener le lecteur à accrocher le récit, je ne pense donc pas que tu auras des difficultés à trouver un partenaire de jeu. Tu es bien entendu validé Je te laisse le soin d'effectuer une demande de rp, en ce qui concerne les lieux, je rappelle que les Sentinelles sont logées à la caserne donc, pas de propriété personnelle pour toi, hélas.

Bienvenue sur Last Exile, et bon jeu, j'ose espérer que tu te plairas parmi nous !

Ps: Ton nom de famille me fait assez sourire: Kellermann. "Mann" signifiant homme en allemand, je trouve la chose assez cocasse. Un futur grand dévoué au Haut-Dirigeant, peut-être ? Wink

Alexander Clarke.

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Dämon Kellermann

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